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L'immigré sans papiers libyen en grève de la faim assigné à résidence

ROUEN, 13 mars (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant a prononcé une mesure d'assignation à résidence à l'égard du Libyen qui observe une grève de la faim depuis 61 jours à Rouen, pour obtenir sa régularisation, a annoncé mercredi la préfecture de Seine-Maritime.

Dans une communiqué, la préfecture indique que cette décision "exceptionnelle" constitue "une étape" permettant à Younis Trabelsi, 41 ans, de demander le relèvement de l'interdiction du territoire dont il fait l'objet depuis une condamnation.

Elle précise qu'une autorisation de travail pourra aussi être demandée, mais après la levée de l'interdiction de territoire.

Interrogé par l'AFP, Younis Trabelsi, hospitalisé depuis dimanche au CHU de Rouen, a indiqué qu'il se concertait avec ses amis avant de prendre une décision quant à l'arrêt de son action. Il estime que la mesure annoncée n'est pas "complètement satisfaisante" car elle ne lui permet pas de pouvoir travailler immédiatement.

Younis Trabelsi, qui a perdu 24 kg depuis le début de son jeûne, selon son médecin, est arrivé en France en 1980 après avoir déserté l'armée libyenne. Père d'une fillette française, il a été condamné en 1987 dans une affaire de stupéfiants et a fait l'objet d'une interdiction définitive de séjour sur le territoire français à sa sortie de prison.


Hospitalisation à Rouen d'un Libyen en grève de la faim

ROUEN, 10 mars (AFP) -

Un ressortissant libyen en grève de la faim depuis 59 jours pour obtenir sa régularisation, a été hospitalisé dimanche matin au CHU de Rouen sur proposition du médecin de la DDASS, a-t-on appris dans un communiqué de son comité de soutien.

Younis Trabelsi, qui aurait perdu 17 kg, soit 24% de son poids depuis le début de son action, souffre d'une nouvelle infection urinaire, selon le docteur Franck Prouhet, également membre du comité de soutien qui a lancé samedi un cri d'alarme.

Ses défenseurs demandent toujours que cet homme de 41 ans fasse l'objet d'une mesure d'assignation à résidence assortie d'un droit au travail qui lui permettrait de séjourner légalement en France.

Selon le comité de soutien, M. Trabelsi "a clairement indiqué qu'il poursuivrait sa grève à l'hôpital, refusant de se nourrir ou d'être mis sous perfusion".

M. Trabelsi, en France depuis 1980 après avoir déserté l'armée libyenne. Il a fait l'objet d'une interdiction définitive de séjour mais n'a pas été expulsé car sa vie serait menacée en Libye.


Dépêches
Le Monde 26/02/2002

Sans papiers : les locaux du Parti socialiste à Rouen ont été occupés, samedi 23 février, par un comité de soutien réclamant la régularisation d'un Libyen en grève de la faim. Younis Trabelsi, 41 ans, a cessé de s'alimenter depuis 44 jours. Le secrétaire de la section PS de Rouen a protesté contre cette occupation, en la qualifiant de "déni de démocratie ". Les policiers sont intervenus, lundi matin, peu après 6h30, et ont fait évacuer les personnes présentes, y compris M. Trabelsi, qui a été accueilli dans les locaux du syndicat Sud PTT, situé à proximité du siège du PS.


Quarantième jour de grève de la faim pour un Libyen à Rouen

ROUEN, 20 fév (AFP) -

Un Libyen de 41 ans, qui vit en France depuis 21 ans mais fait l'objet d'une interdiction de séjour, a entamé mercredi son quarantième jour de grève de la faim à Rouen pour demander la régularisation de sa situation, a-t-on appris auprès du collectif qui le soutient.

"Cet homme-là a perdu 16 ou 17 kg, est en train de perdre la vue et est déterminé à se laisser mourir", a prévenu Dominique Duquennoy, président de la section de Rouen de l'Association républicaine des anciens combattants (ARAC) qui le soutient, aux côtés notamment des Verts, de la LCR, de la CIMADE, de la Pastorale des migrants et d'Amnesty international.

Younis Trabelsi est arrivé en France en 1980 avec un détachement de l'armée libyenne en formation qu'il a déserté. En 1987, il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de trafic de cannabis dans une discothèque et a accompli la totalité de sa peine.

A sa sortie, il a fait l'objet d'une interdiction définitive de séjour sur le territoire français mais cette mesure n'a pas été appliquée. "Il a été interpellé à plusieurs reprises, retenu plusieurs jours à l'hôtel de police de Rouen mais toujours relâché", assure Dominique Duquennoy.

Il estime que la situation juridique de Younis Trabelsi, qui a une fille de nationalité française âgée de sept ans, est "intolérable" et demande au ministère de l'intérieur de trouver une solution.

"Younis ne peut pas être expulsé parce que sa vie serait menacée en Libye mais il ne peut pas non plus être régularisé, ce qui l'empêche de trouver du travail", remarque-t-il.

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