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Campagne nationale contre la double peine Récits

La campagne "Une peine point barre"
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Róger Calero Defense Committee
Comité de Defensa de Róger Calero
Box 761, Church street Station, New York, NY 10007 212-563-0585

Le 1er juin 2003

Róger Calero, éditeur adjoint de Perspectiva Mundial, remporte une victoire dans son combat contre les tentatives du Département de la Sûreté Intérieure de l'expulser.
Calero lance une tournée pour faire connaître ce succès dans sa lutte contre l'expulsion à des milliers d'autres qui sont attaqués

Le 22 Mai, le juge de l'Immigration William Strasser a signé l'ordonnance mettant un terme aux efforts du gouvernement pour expulser Róger Calero, éditeur adjoint du magazine Perspectiva Mundial et journaliste au journal The Militant. L'ordonnance indique : " Raison pour achèvement de la procédure : Le défendeur n'est pas expulsable. "
Le Département de la Sécurité Intérieure, qui dirige maintenant les juges et la police d'immigration du pays, a tenté pendant six mois d'expulser Calero du pays.

Il avait été interpellé par les agents de l'Immigration à l'aéroport International de Houston le 3 décembre 2002 et jeté en détention. Le gouvernement dit a Calero qu'il était candidat à l'expulsion parce qu'il avait reconnu dans un jugement avoir commis le délit de vendre plusieurs grammes de marijuana à un flic en civil dans un lycée en 1988. Calero en avait totalement informé les services de l'immigration quand il avait postulé pour le statut de résident permanent en 1989. Le gouvernement ne fit pas cas de cette condamnation et lui a octroyé une Carte Verte en 1990. Sa résidence permanente a été renouvelée en 2000. Après l'arrestation de Calero à l'aéroport, les autorités d'immigration lui ont dit qu'ils pouvaient annuler sa carte verte rétroactivement.
De sa détention, Calero a contacté son magazine et lancé un combat pour son droit à vivre et travailler aux Etats-Unis. Avec l'aide du Fonds de défense des droits politiques, le Comité de défense de Róger Calero a été lancé, et une campagne publique de protestation a commencé. Des centaines de lettres et de pétitions ont commencé à pleuvoir sur le service d'immigration exigeant que Calero soit libéré de détention et que les charges contre lui soient levées.

Dix jours après l'arrestation de Róger Calero, les services d'immigration annonçaient qu'ils avaient décidé de le relâcher de prison. Les partisans de Calero ont immédiatement lancé pour lui une tournée nationale de réunions publiques afin de répandre la nouvelle sur son combat, gagner des soutiens, ramasser des fonds pour les dépenses légales et de campagne, et pour mettre la pression sur le gouvernement afin qu'il abandonne l'affaire.
Calero a gagné une large audience parmi les partisans de la liberté de la presse, les partisans des droits des immigrés, les défenseurs du mouvement ouvrier et les personnes inquiets des attaques contre les droits démocratiques.
Son cas a été couvert par le Comité des reporters pour la liberté de la presse et a gagné le soutien de l'Association nationale des journalistes hispaniques. Des organisations allant de la Coalition pour les droits humains des immigrés, à l'organisation des travailleurs latino-américains ont apporté leur soutien.
Beaucoup de syndicats se sont joints au combat. Avant de devenir journaliste, Calero avait travaillé dans le Midwest comme travailleur des salaisons aussi bien dans le Minnesota que dans l'Iowa. À South Saint-Paul, dans le Minnesota, il faisait partie d'une campagne de syndicalisation organisée par la base qui a gagné le droit à l'existence du syndicat à Dakota Beef.
Le United Food and Commercial Workers Union local 789, qui maintenant représente les travailleurs à l'usine, s'est emparé de cette lutte depuis le début. Le président du Local, Bill Pearson, s'est impliqué en tant que co-président du Comité de Défense et le local a organisé une campagne financière dans le syndicat qui a rapporté plus de 2000 dollars. " Ses camarades de travail le considérait comme une personne sur laquelle on peut compter. Je le considérais de la même façon, " a écrit Pearson aux autorités de l'immigration en faveur de Calero. " Le forcer à quitter le pays serait une injustice. "
Martha Olvera, coordinatrice de la Coalition pour la dignité et l'amnistie à Houston, au Texas ; Pamela Vossenas, responsable national des revendications de l'Union nationale des écrivains et José Olva, directeur du Centre œcuménique des droits des travailleurs à Chicago, dans l'Illinois, sont les trois autres co-directeurs du Comité de défense. Eugène Katz, professeur à l'Université d'état de New York à Stony Brook, New York, en est le trésorier.
De nombreux autres syndicats - depuis le District 1199J de l'Union nationale des travailleurs de la santé (National Union of Hospital and Health Care Employees) à Newark dans le New Jersey, ville de résidence de Calero, au Syndicat national des journalistes de Grande-Bretagne - ont pris sa défense en envoyant des lettres exigeant que les charges retenues soient levées, en l'invitant à parler et en faisant des contributions financières.
Bruce Nestor, président national de la Guilde nationale des avocats, Lennox Hinds, au nom de l'Association internationale des avocats démocrates et de nombreux autres partisans des libertés civiles ont apporté leur assistance.

La tournée de Calero et la campagne en sa faveur ont obtenu une couverture de presse significative, particulièrement dans la presse de langue espagnole. Son histoire a été couverte dans l'émission d'Univision intitulée Aqui y Ahora, l'émission d'actualité la plus regardée des télévisions de langue espagnole. Il a été interviewé par La Opinión à Los Angeles, Hoy à New York, Free Speech Radio News sur le réseau Pacifica et dans de nombreuses autres émissions.
Au cours d'une tournée, Calero a apporté son soutien à de nombreuses autres luttes, des luttes syndicales comme celle des travailleurs du vêtement à Point Blank à Miami pour gagner la reconnaissance de leur syndicat, à la grève des travailleurs des abattoirs de Tyson à Jefferson dans le Wisconsin, aux luttes contre la brutalité policière. Il s'est exprimé en défense d'autres personnes faisant face aux attaques de la police d'immigration, comme Farouk Abdel-Muhti, Sami Al-Arian et Omar Jamal. Il exprima son soutien aux cinq révolutionnaires cubains victimes d'un coup monté et emprisonnés dans des prisons U.S.

Le 1er mai [dernier], Calero a reçu un fax de son avocat, Claudia Slovinsky. qui commençait par " Les bonnes nouvelles ! " Le département de la sécurité intérieure (DHS) avait émis une motion d'une phrase au juge Strasser à Newark pour " mettre immédiatement un terme aux procédures d'extradition prescrites dans l'assignation à comparaître datée du 3 décembre 2002 et faite à Houston au Texas. "
La motion du DHS était basée sur deux sections du règlement du gouvernement sur l'immigration :
- " La citation à comparaître était hasardeuse, " et
- " Les circonstances entourant cette affaire ont considérablement changées après la citation, au point que sa poursuite n'est plus dans l'intérêt du gouvernement. "

Mais qu'est-ce qui avait " changé " depuis qu'ils avaient mis la main sur Róger Calero et engagé la procédure d'expulsion ? La seule chose qui avait " changé " était que Róger Calero et les partisans de son comité de défense à travers le pays et dans le monde ont contre-attaqué, bruyamment et publiquement. Ils ont fait de cette affaire un mauvais combat au mauvais moment pour le gouvernement.

Le 5 mai, le juge Strasser a ordonné au DHS de donner plus d'explications. Il voulait une justification juridique de sa motion qui avait seulement expliqué les raisons politiques pour sortir de cette affaire.
Le 12 mai, le DHS rendait la carte verte de résident permanent à Calero, valable jusqu'en 2010, et son passeport nicaraguayen.
Le 22 mai, le juge Strasser a alors rendu l'arrêté final mettant un terme à l'affaire.

" Je veux donner les résultats victorieux de mon combat aux milliers d'autres qui font face aux attaques du gouvernement, " déclarait Calero en annonçant son intention de faire une tournée dans le pays après sa victoire. " Mon affaire montre que si vous prenez votre combat par le bon bout et si vous le menez bien, vous pouvez gagner. "
" Depuis le début, j'ai écouté beaucoup d'autres personnes qui sont prises dans les filets du système d'immigration, qui luttent pour rester ici et défendre leurs droits, " ajoutait Calero. " Ils tirent du courage de mon combat et de la force de ma victoire. "

Calero prendra la parole devant des syndicats, des groupes pour les droits des immigrés et au cours de rassemblements de partisans à travers le pays et internationalement.


Archives

RÓGER CALERO,
MENACÉ D'UNE DOUBLE PEINE RÉTROACTIVE AUX ÉTATS-UNIS

Róger Calero est un journaliste qui travaille aux États-Unis avec le statut de résident permanent depuis 1990. Il est rédacteur pour la revue en espagnol Perspectiva Mundial et journaliste au Militant, un hebdomadaire socialiste basé à New-York qui couvre les actualités ouvrières et politiques.

Il a été arrêté le 3 décembre 2002 par les Services de l'immigration et de la naturalisation (INS) à l'Aéroport international de Houston à son retour d'une mission de reportage à Cuba et au Mexique pour ces deux journaux.

Le 13 décembre 2002 il a été remis en liberté conditionnelle , officiellement pour "raisons humanitaires", en fait après le début d'une campagne de protestation aux États-Unis et dans le monde. Cette victoire est un encouragement à la lutte pour mettre un terme aux procédures d'expulsion contre lui.

Róger Calero vit aux États Unis depuis 17 ans et y a obtenu sa résidence permanente (carte verte) en 1990. L'INS cherche à l'expulser vers son pays d'origine, le Nicaragua, dans le cadre d'une double peine rétroactive pour une condamnation remontant à 1988, quand il était au lycée, pour vente d'une once (23g) de marijuana à un policier en civil. Devant la perspective de la prison, il avait alors plaidé coupable et avait été condamné à 60 jours de prison avec sursis et trois ans de liberté surveillée. À chaque nouvelle obtention de sa carte verte il a signalé cette condamnation à l'immigration.

Aujourd'hui Róger Calero est marié à une citoyenne américaine et vit à Newark dans le New Jersey. Avant de devenir directeur adjoint de Perspectiva Mundial et journaliste au Militant, il avait travaillé comme ouvrier d'abattoir à Des Moines en Iowa, puis à South St Paul au Minnesota, où il a participé à une campagne pour obtenir la reconnaissance officielle du syndicat des ouvriers à la compagnie Dakota Premium Foods, qui fut couronnée de succès.

Il y a des milliers de Róger Calero. De plus en plus de résidents permanents qui quittent les États-Unis pour leur travail, pour voyager ou pour des raisons familiales sont arrêtés alors qu'ils reviennent aux États-Unis, quand de vieilles condamnations apparaissent à l'écran de contrôle de l'INS.

Róger Calero doit comparaître le 25 mars devant l'INS, qui lui a fixé une audience pour l'expulser des États-Unis. Cette tentative de l'INS d'exclure Róger Calero des Etats-Unis est une attaque contre les droits de résident permanent de ce dernier, contre son droit de travailler comme journaliste et contre les droits de tous. Des partisans de la liberté de la presse, des droits des immigrés, des syndicats et des libertés civiles ont lancé une campagne publique pour arrêter son renvoi du pays et pour obtenir la restauration de ses droits. Votre aide est nécessaire.
Des messages exigeant que le gouvernement cesse ses efforts pour le déporter ont été envoyés par Bill Pearson, le président de la section locale 789 des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce où Róger Calero a travaillé lors de la campagne pour la reconnaissance officielle du syndicat ; par la Coalition pour les droits humains des immigrés ; par Bruce Nestor, le président de l'Association nationale des avocats ; par Jeremy Dear, le secrétaire national du Syndical national des journalistes en Grande Bretagne et par des centaines d'autres personnes.Voir la liste de soutien.

Participez à la campagne de soutien à Róger Calero :

Envoyez une lettre de protestation - en français ou en anglais - demandant que les procédures d'expulsion contre Róger Calero soient abandonnées à :
Demetrios Georgakopoulos, Director
Bureau of Immigration and Customs enforcement
970 Broad Street
Newark, New Jersey 07102
973-645-3074 (fax) ; 973-645-2240 (phone)
www.calerodefense.org


COMITÉ DE DÉFENSE DE RÓGER CALERO
c/o diffusion du Militant PO 175
23 rue Lecourbe
75015 Paris
tel. 01 47 26 58 21 fax. 01 46 78 54 25
E-mail : defensecalerofr@aol.com

Paris, le 27/3/03


Cher(e)s ami(e)s,

John Studer, coordinateur du comité de défense de Roger Calero à New-York, nous transmet une lettre datée du 24 mars dernier annonçant la date de l'audition de Roger Calero pour le 10 septembre prochain et l'ouverture du site web comme outil dans la campagne.

Ci-dessous le résumé en français de cette lettre:

- Roger Calero a été informé vendredi 21 mars de la nouvelle date de son audition pour son expulsion.

- A partir de maintenant, la nouvelle adresse pour envoyer les lettres de protestations et les pétitions pour le l’abandon de son expulsion est:


Demetrios Georgakopoulos, Director
Bureau of Immigration and Customs enforcement
970 Broad Street
Newark, New Jersey 07102
973-645-3074 (fax) ; 973-645-2240 (phone)

- Une délégation va être organisée pour remettre les copies de toutes les lettres et pétitions envoyées jusque là à Houston. Un nouveau dépliant en anglais est déjà disponible, et bientôt dans d'autres langues dont le français.

Le comité a un site web : informations et documentation disponibles en ligne :

- Sur le site web : www.calerodefense.org ouvert par le comité de défense de New-York, les soutiens à Roger Calero peuvent avoir : des informations de dernière minutes sur le développement de la campagne, la copie des lettres récentes de protestation, les documents comme les dépliants actualisés informant sur son affaire ; en format Adobe Acrobat qui peuvent être imprimés.
Le site web affiche aussi des vidéos et autre matériel comme une interview de 12 minutes de Roger Calero et de Martin Koppel le directeur de publication de la revue Perspectiva Mundial où travaille Roger Calero, dans le programme TV à grande diffusion de langue espagnole: Aqui y ahora.
Aussi il est possible d’accéder à la vidéo du meeting de Roger Calero avec Bill Pearson, président du syndicat local 789 des travailleurs unis de l'alimentation et du commerce à l'occasion de la collecte de fond organisée par le syndicat.

Des nouveaus soutiens continuent d’arriver, un besoin urgent de fonds.
Roger a continué de circuler aux États-Unis pour gagner de nouveaux soutiens. Des centaines de personnes ont assisté à ses meetings et la bataille continue de gagner une couverture médiatique substancielle.

En plus de Roger Calero, Bill Pearson a été sur la route pour faire connaître la campagne de défense. Il est intervenu dans des meetings à Des Moines et à Omaha. Le syndicat local 789 organise l’usine d’abattoir et de salaison Dakota Premium Food où Roger Calero a travaillé et aidé à construire la mobilisation pour la syndicalisation de l’usine avant de devenir un journaliste à temps plein. Les travailleurs des salaisons dans ces deux villes sont venus aux meetings, et la tournée à aider à approfondir le soutien au mouvement pour la syndicalisation.

A sa dernière réunion qui s’est tenue à La Havane, la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique a voté pour de soutenir le comité de défense de Roger Calero. Trente représentants d’organisations de jeunesse dans des dizaines de pays, de l’Afrique du Sud à la Chine au Paraguay, on signé en soutien à la lutte. La résolution est disponible sur le site web.

Cinq organisations et départements universitaires de l’université Sarah Lawrence près de New-York ont organisé un meeting pour Roger Calero sur le campus et une vingtaine d’étudiants sont venus pour l’écouter et discuter comment mener une lutte conséquente contre les attaques du gouvernement sur ses droits et contre les autres attaques sur les droits démocratiques et les droits des travailleurs aujourd’hui. Le meeting a récolté 900 $ pour aider la campagne.

Le comité de New-York a déjà récolté 31 000$ sur les 50 000 $ qu’il s’était fixé, l’usage de ces fonds est indispensable pour faire face aux dépenses juridiques et d’informations, c’est pourquoi il renouvelle ses appels aux soutien financier.
Pour la France, vous pouvez envoyer votre soutien financier par chèque en euros à l’ordre de Claude Bleton avec la mention CDRC, à l’adresse postale indiquée en en-tête de cette lettre.

En solidarité
Claude Bleton

Campagne nationale contre la double peine Campagne une peine barre ./